L’Islande nous a appris qu’une équipe pouvait se redécouvrir en dehors des bureaux.

Actualité & Éditoriaux

22 juillet 2026

L’Islande nous a appris qu’une équipe pouvait se redécouvrir en dehors des bureaux.

Imaginez-vous.

Imaginez-vous partir cinq jours avec vos collègues de travail. Pas pour livrer un mandat, pas pour rencontrer un client, mais pour vivre quelque chose qui n’a pas encore de nom. Chez Iceberg Management, ce rêve a existé depuis sa création, un rêve partagé entre 7 consultantes ayant toutes rejoint l’aventure Iceberg à des moments différents de leur vie.

Iceberg Management, un nom qui intrigue et qui est devenu notre moteur : aller sous la surface de l’eau, comprendre ce qui n’est pas visible, plonger dans ce que vivent réellement les organisations.

Et derrière cette métaphore, un rêve simple, presque naïf au début : aller voir des icebergs. Ensemble.

Pendant dix ans, ce rêve est resté suspendu. jusqu’à ce que les conditions de succès soient réunies

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L’équipe avant le départ pour le golden circle

L’organisation en mouvement

Un jour, les billets sont achetés et paradoxalement rien ne semble encore réel. Alors on fait ce que les équipes solides font naturellement, on se structure. On s’est préparé, on s’est aligné, on s’est parlé et on a même créé des règles de fonctionnement pour le voyage.

Sans le nommer, on a renforcé notre dynamique d’équipe en installant un cadre de sécurité relationnelle avant de se plonger dans l’expérience. En organisation, on sait que les équipes performantes ne se définissent pas seulement par leurs compétences, mais aussi par leur capacité à créer un espace où les comportements humains peuvent exister sans crainte[1].

Le grand départ

C’est à l’aéroport que tout devient concret. Dans nos têtes, ça bourdonne : « CA Y EST, ON PART ! »

Les conversations changent de ton, les regards aussi. C’est à ce moment précis que notre cohésion d’équipe est passée du professionnel à quelque chose de plus intime. Et puis il y a cette surprise.

Des coupe-vents personnalisés, Iceberg Management et Humance réunis sur un même symbole, porté sur notre dos. Un détail ? Non. C’est un marqueur puissant, une reconnaissance symbolique, un des leviers qui favorise la cohésion de l’équipe qui s’insère dans une nouvelle .

On embarque avec une excitation difficile à contenir… vous la sentez aussi ?

photo groupe coupe vent aéroport
L’équipe sur le départ pour le vol direction l’Islance

Góðan daginn Ísland[2]

Dès la sortie de l’aéroport, l’Islande impose son langage. Nous avons été accueillis par le vent, la pluie, la lumière changeante.

Imaginez planifier un voyage de rêve et découvrir que la nature aura le dernier mot.  Et pourtant, l’itinéraire sur les routes infinies est ambitieux pour 4 jours : Reykjavik, le Cercle d’Or, les paysages volcaniques entre Vik et Hofn, les chutes spectaculaires, Diamond Beach, le lagon de Jökulsárlón et son glacier Vatnajökull.

La météo, qu’on le veuille ou non est devenu un acteur du voyage. Et malgré une feuille de route bien définie, on devait sans cesse s’adapter collectivement. Bonjour la résilience !

Je pense qu’une équipe se révèle davantage dans l’adversité. En effet, le succès se construit aussi grâce à la capacité à s’écouter, à nommer ses besoins, ses limites, la capacité à ralentir et à avancer autrement, tant que c’est ensemble.

Cette fameuse randonnée

Imaginez une journée de randonnée dans des conditions difficiles à ignorer : le vent, la pluie horizontale, le terrain instable.

Permettez-moi de dire que la seule noire de l’équipe a questionné plusieurs fois son existence dans ce périple. Disons que, sur le coup, l’expérience avait tout sauf des allures de plaisir. « I mean, that’s not how black people have fun! »  Et pourtant… J’avance, on avance.

Et les efforts n’étaient pas vains. La vue était saisissante. C’est là où l’on réalise à quel point on est petit devant la grandeur de la nature. C’est là aussi qu’on réalise que nos plans de voyage et notre équipe ont dû être résilients aux plans de la nature. Malgré toute notre préparation, nos objectifs, il y avait une force plus grande que nous, qui exerçait une pression sur les activités prévues … la nature.

Et si on reliait cette observation à un concept en affaires, ça fait penser à la citation de Peter Drucker qui dit : “culture eats strategy for breakfast”. En effet, en entreprise, si on pense s’en tirer sans considérer la culture organisationnelle, nos plans sont voués à l’échec. Alors, il faut soit se poser la question à savoir comment nos plans sont résilients à la culture de son organisation ou comment on peut réévaluer nos plans pour lui correspondre.

Mais ce n’est pas tout.

Sur le parcours, un moment inattendu survient : un touriste nous interpelle. Il reconnait le logo Humance sur nos coupe-vents. C’est donc au milieu de nulle part, en Islande, qu’un client témoigne de son expérience positive : nos formations de grande qualité ont eu  un impact significatif dans son organisation. WOW !

Un moment suspendu. Full circle moment[3].

La grande rencontre 

Le point culminant et le cœur du voyage : les icebergs.

Toutefois, l’Islande ne change pas de registre : vent fort, pluie dense, visibilité incertaine… Le départ vers l’excursion est menacé … le doute s’installe … est-ce possible d’atteindre son quota de résilience ? Oui et « c’est correct » comme on dit chez nous !

Puis c’est la délivrance, le départ est confirmé. Est-ce qu’on va vraiment vivre ça ? Oui !

Le zodiaque fend l’eau.

Au bout de quelques minutes, les icebergs apparaissent et ils sont massifs, multiples et tous différents les uns des autres. Comme une symphonie où tout le monde joue sa partition. Et Caroline murmure : « on est « DANS » l’offre de service les filles. WOW ! »

Bercées par les explications du guide, on était là heureuses et émerveillées par la beauté brute du spectacle nordique.

Avec cette envie de s’approcher davantage…de toucher… de goûter même, comme pour rendre ce moment encore plus réel.

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équipe-iceberg-zodiac

Le retour au corps

Après l’intensité, les paysages, place au retour … vers un autre rythme. Le passage obligé et, la dernière escale était le Blue Lagoon. Il était important de planifier cette parenthèse, ce ralentissement.

L’eau chaude contraste avec le vent islandais.

Nous nous sommes déposées.

De plus, se déposer, c’est recharger ses batteries. Quand on traverse de fortes émotions et que l’environnement nous sollicite beaucoup, et ce, même en entreprise il devient très important de s’arrêter, qu’on soit gestionnaire ou employé. Après tout, « You can’t pour from an empty cup ».

Ce que l’Islande nous a appris

Je pense qu’avant de partir, on pensait vivre un voyage d’équipe des plus typiques entre collègues.

Mais, nous avons expérimenté ce que les organisations cherchent souvent à construire :

  • Une réelle confiance
  • Un “safe space”[4] , un environnement qui permet la libre expression des diversités de chacune, sans jugement
  • Une résilience collective,
  • Un sens partagé, pas imposé

En fin de compte, notre équipe s’est redécouverte dans ce qu’elle a traversé ensemble. Au retour rien n’a changé dans ce qu’on fait, mais plutôt dans la manière dont se voit. Nous ne voyons plus les rôles qui nous définissent, mais les personnes extraordinaires derrière ces rôles. Nous nous comprenons autrement, nous nous respectons davantage. Ce voyage a renforcé l’équipe que nous étions, mais il a surtout révélé un cercle. Un cercle parce que tant de souvenirs nous relient et que chacune fait partie de l’ensemble. Un cercle fermé aussi, mais pas dans le sens d’exclure, mais dans le sens où il s’est créé quelque chose de solide, difficile à ébranler.

 

Ísland, Takk fyrir[5]

 

[1] The Five Dysfunctions of a Team, Patrick Lencioni : la base de toute équipe performance est la confiance, sans confiance, pas de vulnérabilité, sans vulnérabilité pas de vraie collaboration.

[2] Bonjour en Islandais.

[3] C’est l’expression anglaise : la boucle est bouclée. Une conclusion symbolique qui rappelle un début spécifique.

[4] Un espace de sécurité psychologique

[5] Merci en islandais

Portrait de l’auteur.e

Noellie Dias, CRHA

Consultante en développement organisationnel, spécialisée en ressources humaines

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